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Espace B

Camille De Taeye

Peintures et dessins

 

 

Exposition

du 19 avril au 4 mai 2008

samedi et dimanche
     de 14 à 18h
ou sur rendez-vous

 


99 x 79cm - 2007
Photo Luc Schrobiltgen

Il n’est guère plus besoin de présenter Camille De Taeye tant son parcours est riche de rencontres croisées avec des poètes, écrivains, galeristes, éditeurs, … Pour l’amateur et le curieux, nul doute que son œuvre « troublante » ne laisse pas indifférent. Tout un chacun qui la croise un jour, ne peut oublier cet univers si particulier qu’est son monde. Un alphabet d’images symboliques et oniriques souvent sexuées se déploie, s’entrechoque pour donner une lecture implicite de ce qui y est traduit.

Ces images se relaient l’une l’autre, se percutent, se renvoient leurs échos amplifiés. « Arrêt sur images » en peinture. Le rêve (ou quelques fois le cauchemar ?) semble figé sur la toile pour, peut-être, y être exorcisé. Le dessin paraît, quant à lui, plus proche de la rêverie éveillée et solitaire mais son apparent plus grand dépouillement brouille les pistes. Montagne, ciel, arbre, vallée, mare, plume, … autant de lieux, d’objets,… familiers saisis par l’œil du peintre qui nous les restituent magistraux, plus proches d’une apparente sérénité. Cependant, il ne faut pas s’y tromper : la montagne n’est pas toujours hospitalière, le ciel peut se déchirer, l’arbre cacher le prédateur et la vallée niche la ruche humaine avec ses contradictions et déchirures. Parfois une silhouette, une ombre passante, un squelette,… figé dans la gangue du temps atteste la présence, le passage de l’homme.

Dans la peinture de Camille De Taeye, les images poétiques sont construites sur une rupture de la logique. Elles viennent heurter nos références, remuer nos souvenirs, réveiller notre inconscient, bousculer nos certitudes. La composition du tableau vient orchestrer l’équilibre et la force des relations entre formes et couleurs. Dans l’œuvre de Camille De Taeye, le temps paraît suspendu.

Contrairement à d’autres peintres proches de la figuration dont la peinture convie le regardeur à l’identification personnelle et à l’appropriation mentale, l’œuvre de Camille De Taeye ne demande pas à ce que soit percée la clé du lien des images entre elles.

Sa peinture est son chevet et le miroir d’une vie.

Formé par le peintre Gaston Bertrand à Saint Luc, Camille De Taeye expose depuis 1960.
De nombreuses expositions personnelles tant en Belgique qu’à l’étranger (Allemagne, Brésil, France, Italie, Japon, Suisse, U.S.A.,…) lui ont été consacrées. Plusieurs fois présentées dans des foires et salons d’art international, ses oeuvres font parties de nombreuses collections privées et publiques.

Chantal Bauwens
Glabais, février 2008



41 x 23 cm - 2008

41 x 23 cm - 2008

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