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Espace B

Jacques Lennep

chronique polychrome

Exposition: octobre 2005

Les premiers cartons de ma
"chronique polychrome"
seront présentés dans l’intérieur de Madame B.
Vous êtes invités à partager, lors du vernissage,
un repas alchimico-relationnel.




Vernissage: samedi 8 octobre 2005 à partir de 18h

70x50 cm - 2005
Photo Luc Schrobiltgen

 

     


La "Peinture", dans son sens le plus large et sous ses modes d'expression les plus variés, a toujours été la préoccupation première de Jacques Lennep. Dès les années septante, il expérimente la vidéo, les installations, les performances sans jamais renier les tableaux. Il questionne sa position dans l'histoire de l'art, ce qui justifie son côté muséal, ce qui permet à certains de la définir ou de s'en approprier le(s) sens, il s'interroge sur l'interaction entre l'œuvre, l'artiste et le "spectateur". Son questionnement, il le définit lui-même comme un concept de base de l'esthétique relationnelle :"Je reste un peintre d'histoires qui met en œuvre un processus relationnel impliquant un traitement de l'image et du mot".
Dans ses "Devoirs quotidiens", exécutés dès 1996, durant six années, déjà, Jacques Lennep "saisissait" des événements d'actualité, des vécus personnels, …hétérogènes qui, mis en œuvre devaient susciter chez le "regardeur", une lecture et une participation liée à ses propres expériences personnelles, à un contexte social, politique, économique, culturel, … L'œuvre devient "multiple".
Le but de l'artiste est de privilégier les pistes de réflexions du "spectateur" qui par son regard, la poursuit, la prolonge. Dans ce contexte, la présence de mots, de textes élargit l'horizon et en permet une lecture encore plus large et vaste.
Dans ses "chroniques polychromes", Jacques Lennep poursuit sa démarche d'Art relationnel. En puisant dans les images devenues archétypes universels (que ce soient des peintures connues de tout un chacun tels "Les Tournesols" de Van Gogh ou des images d'actualité diffusées par les médias), il nous invite par la présence de textes et de dessins (certains pour le moins sarcastiques, grinçants, humoristiques, cyniques, cinglants, engagés, subversifs…) à franchir le pas d'aller au-delà du simple regard neutre. Peinture-reflet- peinture-miroir, on ne peut échapper à la "mise en œuvre" d'un processus mental lorsque l'on y est confronté. Dans ses "chroniques polychromes", c'est par la saisie photographique d'images (principalement présentées par la télévision) que Jacques Lennep débute son travail. Ces photos sont collées sur carton où s'ajoutent textes et dessins en couleur. La place de l'homme en relation avec l'artiste et l'œuvre est prépondérante. Exposer-s'exposer, lire-se lire, dire-se dire, rendre l'art à la vie avec une vocation sociologique, tels sont les adages de cet artiste qui nous interpelle sans cesse.
Lors du vernissage, Jacques Lennep nous donnera un aperçu de cette alchimie par un repas présenté par lui comme le prolongement de ses premiers cartons.

Jacques Lennep est historien de l'art et peintre. Il fut longtemps conservateur aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique. Il a été le théoricien et meneur du groupe C.A.P.(Cercle d'art prospectif) dès sa création en 1972 et jusqu'à sa dissolution en 1981. Il utilise la vidéo, les installations, les performances dès les années septante. Très tôt dans sa carrière, il s'intéresse à l'alchimie et publie des ouvrages sur le sujet ainsi que son rapport à l'art. Il publie également plusieurs livrets d'artiste d'inspiration alchimique. Il est à la fois théoricien et "praticien" ce qui donne encore plus de force à son travail.
Il expose depuis plus de trente ans tant en Belgique qu'en Allemagne, France, Italie, Suisse, Espagne, U.S.A., Argentine, …
Ses oeuvres font partie de collections privées et publiques (Banque Nationale de Belgique, Musée d’art moderne de Bruxelles et d’Ostende, musée d’Ixelles, communauté française, province du Brabant wallon,,...)

Chantal Bauwens
Glabais, Août 2005

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